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L'étude complète du projet de loi :
Synthèse :
Un blog de l'Institut pour la Justice
1° Rétablir l’égalité entre les victimes et les criminels pendant le procès. Actuellement, seul le criminel a le droit de faire appel des décisions de la Cour d’assises. Si le jugement ne lui convient pas, il peut contester, et son affaire est rejugée, éventuellement pour alléger sa peine. En revanche, la victime, elle, n’a le droit de rien dire, même si elle s’aperçoit qu’une grave erreur judiciaire a été commise. Ce n’est pas normal, cela doit changer.
2° Les condamnés doivent exécuter la peine à laquelle le tribunal les a condamnés.
Aujourd’hui, toutes les peines, y compris la perpétuité, les « peines incompressibles » et les « périodes de sûreté », font l’objet de réductions automatiques. Aucun crime, même le plus barbare, n’échappe aux réductions de peine. Cela veut dire qu’un criminel qui a violé et découpé plusieurs victimes en morceaux peut sortir de prison avec cinq, dix ou quinze ans d’avance. Ce système conduit inévitablement à ce que des innocents soient massacrés, alors que leur mort aurait pu être évitée.
3° Créer un contrôle de dangerosité des condamnés avant leur sortie de prison.
Actuellement, la Justice considère que tous les criminels ont « payé leur dette » une fois qu’ils ont fait leur peine de prison. Ainsi, ils sont tous obligatoirement libérés en fin de peine, même s’ils expriment leur intention de recommencer immédiatement à violer et à tuer. C’est ainsi que Mireille Guibault a été sauvagement assassinée le 19 juin 2007 par son mari, qu’une magistrate avait décidé de remettre en liberté alors qu’il avait annoncé qu’il allait la tuer dès qu’il serait libre ! L’Institut pour la Justice considère qu’il faut arrêter de toute urgence de remettre en liberté des « monstres », en particulier ceux qui annoncent leur intention de tuer, en leur faisant passer un examen psychiatrique avant leur sortie de prison.
L'exécution des peines en France se caractérise par des modalités d'aménagement et de réduction de la peine très étendues :
- La libération conditionnelle peut-être accordée par un juge à partir du moment où l'accusé a purgé la moitié de sa peine et qu'il présente de bonnes garanties de réinsertion
- Des réductions de peine automatiques (en cas de bonne conduite) peuvent diminuer la durée de la peine de près de 20% ; des réductions supplémentaires (en cas de suivi d'un traitement, d'indemnisation des victimes, etc.) peuvent la diminuer de près de 30% supplémentaires.
Deux questions principales se posent, par conséquent :
- la peine peut-elle ne pas être appliquée intégralement ? Dans quels cas et pour quelles raisons ?
- la peine de prison à perpétuité réelle, sans possibilité de réduction ou d'aménagement de la peine ne se justifie-t-elle pas dans certains cas (voir Michel Fourniret) ?
Qu'en pensez-vous ? Nous attendons vos commentaires !
Après le succès du Référendum sur la Justice et à l'occasion d'une audition à la Chancellerie dans le cadre du Comité présidé par Philippe Léger, l'Institut pour la Justice a entamé une réflexion approfondie sur les réformes en cours dans la procédure judiciaire et le code pénal. L'IPJ souhaite associer tous les citoyens français à cette réflexion, sous la forme d'un débat public.
Pour chacun des sujets proposés (exécution des peines, place de la victime dans le procès, etc.), nous vous invitons à relever les dysfonctionnements dont vous avez pu être les témoins. Nous vous proposons aussi d'indiquer les réformes concrètes que vous souhaiteriez voir engagées et soutenues par l'IPJ.